Santé mondiale
La promotion de la santé et la
prévention des maladies sont au cœur de toutes les facettes de la prestation de
soins de santé, surtout dans le rôle des infirmières et infirmiers. La
promotion de la santé et la prévention des maladies ne se limitent pas à des
enjeux locaux; elles ont aussi des répercussions à l’échelle nationale et
internationale.
En 1986, l’Organisation
mondiale de la santé a défini la promotion de la santé comme étant :
« le procédé qui permet aux peuples de maîtriser et d’améliorer leur état
de santé. Pour atteindre un état de bien-être physique, mental et social
complet les individus ou les groupes doivent être en mesure de cibler et de et de réaliser leurs
aspirations, de satisfaire leurs besoins et de gérer leur environnement. Ainsi,
la santé devient une ressource quotidienne, et non pas un but de vivre. La
santé est un concept positif qui met l’emphase sur les ressources sociales et
personnelles, et les capacités physiques également » (p.1). À la fin de cette rencontre, on a établi des
recommandations de préalables nécessaires pour atteindre l’objectif « La
santé pour tous d’ici l’an 2000 ». Ces recommandations incluent la
collaboration et le rôle des organisations pour la réalisation de cet objectif.
Malheureusement la santé pour tous
n’a pas été réalisée en l’an 2000. Nous devons travailler ensemble mondialement
pour s’assurer que les besoins fondamentaux soient équitablement satisfaits car
les Objectifs du millénaire des Nations Unies ont été développés et devraient
être atteints d’ici 2015 (Nations Unies, 2005) :
- Réduire la pauvreté extrême et la faim.
- Assurer l’éducation primaire pour tous.
- Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes.
- Réduire la mortalité infantile.
- Améliorer la santé maternelle.
- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres
maladies.
- Assurer un environnement humain durable.
- Mettre en place un partenariat pour le développement.
Ces inégalités
existent dans tous les pays du monde, même les nations les plus nanties sont
confrontées à des problèmes de maladies infectieuses, d’environnement, de
développement durable, de pauvreté et de faim (Labonté et coll., 2004).
L'Association des étudiant(e)s infirmier(ère)s
du Canada (AEIC) doit travailler avec d’autres organisations, dont les associations
infirmières, afin d’atteindre les Objectifs du millénaire et d’assurer l’accès
pour tous aux soins de santé fondamentaux. L’AEIC doit participer à la
promotion la santé et la prévention des maladies pour tous les Canadiens et
citoyens du monde. Les étudiant(e)s infirmier(ère)s
et les infirmier(ère)s travaillent d’arrache pied dans divers domaines de la
santé et sont les premiers à voir l’impact de la promotion de la santé et la
prévention des maladies dans la société. Par conséquent, nous devons maintenir
nos efforts pour renforcer le système canadien de santé publique et
communautaire pour répondre aux besoins de la population. Par ailleurs, nous
devons faire pression auprès du gouvernement pour que ce dernier finance davantage
le système de santé primaire au Canada et le développement international. Nous
devons œuvrer pour atteindre le premier objectif de la Charte d’Ottawa pour la
promotion de la santé.
Références
Labonté et coll., (2004).
FATAL INDIFFERENCE – The G8,
Africa, and Global Health.
University of Cape Town Press.
Nations Unies
(2006). http://www.un.org/millenniumgoals/#
Organisation mondiale de la santé (1986). Charte d’Ottawa pour la promotion de la
santé. Genève.